cartes                         Le Bridge :

La supériorité du bridge sur les autres jeux de cartes tient à ce que, tout en restant un jeu de hasard dans la distribution des cartes, il est un véritable exercice d'esprit où le raisonnement et l'analyse permettent de dominer les effets du hasard et procure, comme tel, d'inestimables satisfactions à ceux qui s'y consacrent. Si depuis cinquante ans le jeu de la carte n'a pas fondamentalement changé (seule la technique du squeeze a beaucoup progressé), les enchères, elles, ont été transformées.

La Légende du terme «BRIDGE», selon le cas, viendrait de « Biritch », vieux jeu de cartes russe. Selon d'autres, ce terme viendrait du mot anglais « bridge », pont, parce que ceux qui l'auraient inventé traversaient un pont pour aller jouer à ce jeu chez des amis. Enfin, le terme viendrait bien de l'anglais, mais il s'agirait d'un jeu de cartes pratiqué sous les ponts de Londres !

trefle

Du Whist au Bridge

Jeu de cartes universel, le bridge dérive du « Whist ». Le whist apparaît en Grande-Bretagne en 1674. Il, est pendant près de 200 ans pratiqué dans tous les pays de langue anglaise , puis se développe rapidement en Europe et surtout aux Etats-Unis. Synthèse du "Trump" en Angleterre, du "Quadrille" en France, du "Boston" aux Etats-Unis, de l' "Hombre" en Espagne, du "Biritch" en Russie, le bridge tirera son ossature du whist.

XIVe siècle

Les cartes à jouer semblent avoir été introduites du Moyen-Orient en Italie par les marchands vénitiens et lombards ou en Espagne par les envahisseurs arabes.

XVe siècle

Né avec le tarot, le principe de l'atout est adapté aux cartes ordinaires et nommé «Triomphe». Ce jeu se répand en Espagne sous le nom de «Triunfo>», en Allemagne «Trumpf» et en Angleterre «French Trump».

XVIe siècle

Chaque joueur reçoit 5 cartes et l'atout est désigné par la retourne.

XVIIe siècle

Chaque joueur reçoit 12 cartes, l'English trump» devient le «whisk».

1674: Le «whisk» codifié devient «Whist» (de whist : «  silence ! ».

XVIIIe siècle

1742. Edmund Hoyle publie un traité de whist.

1750: Le whist est introduit sur le continent, avec les termes « partenaire » (partner) et « chelem » (slam).

1780: Aux Etats-Unis se développe le whist « bostonien » ou «Boston» : enchères par levées.

XIXe siècle

1810: Apparition de la hiérarchie des couleurs « Le boston de Fontainebleau » Pique, Trèfle, Carreau, Coeur.

1818: Apparition du sans atout « Le quatre-couleurs du boston de Lorient ».

1880: A Constantinople, les joueurs de whist eurent l'idée de faire choisir l'atout par le donneur, ou de lui permettre de passer la parole à son partenaire s'il n'était pas lui-même en mesure de choisir une couleur d'atout. Ce qui  distingue le bridge du whist, c'est que l'un des jeux, le «mort», est étalé sur la table et que l'atout n'est plus désigné par le sort, mais mis aux enchères.

1885: Apparition du bridge, en Angleterre sous la forme «Biritch». Il est adopté aux USA et en France.

1886. Le bridge-plafond

Un progrès décisif fut réalisé, avec l'introduction des enchères entre les deux camps, la modification de la marque et l'octroi de primes spéciales à l'équipe qui demande et réalise une manche. Introduit en Angleterre dès 1886, le «bridge-plafond» où seul le joueur qui demande la manche marque la prime correspondante, fut très joué en France entre les deux guerres.

1890. Le bridge aux enchères (auction bridge).

L'atout est désigné par le donneur qui peut passer pour déléguer ce choix à son partenaire (d'où l'explication par l'anglais to bridge : " jeter un pont ").

Au moment de l'«Auction» (bridge aux enchères), on testa deux innovations :

- le fait qu'il faille cinq passes et non trois pour clore les enchères,

- l'introduction du « Contre d'Appel » qui obligeait le partenaire à reparler après ouverture adverse. Seule la seconde innovation a survécu.

XXe siècle

1925. Le bridge-contrat

Harold Vanderbilt (1884-1970) et Ely Culbertson (1891-1955) mettent au point le bridge-contrat (contract bridge): Avec l'introduction de la notion de vulnérabilité, le camp qui remporte l'enchère ne marque que ce qu'il a annoncé. Ce bridge-contrat, beaucoup plus scientifique et compétitif, s'impose bientôt dans le monde entier, où, depuis lors, il connaît un développement incessant.

1932: Création de la Fédération mondiale de bridge.

1933: Création de la Fédération française de bridge.

1935: Premiers championnats du monde.

1949: Charles Goren (USA, 1901-1991) invente une nouvelle méthode de comptage (Point-count bridge).

- Whist-Bridge ( 1896 - 1914 ) - Bridge aux enchères ( 1905 - 1920)

- Bridge Plafond ( 1916 - 1935 )

L'important étant d'évaluer la force de son jeu, Ely Culbertson (1891-1955) utilise le système des levées sûres (As, Roi Dame, Dame  Valet 10; cinquième carte à la couleur qu'on propose comme atout, etc.) et des demi-levées (Roi x x, Dame  Valet x, etc.), en fonction duquel l'ouvreur (le premier qui parle) et le répondant (son partenaire) pousseront plus ou moins les enchères.

Pierre Albarran (1893-1960), a codifié définitivement le système des points d'honneur (As = 4 points; Roi = 3; Dame = 2; Valet = 1) et de distribution (1 point de plus

pour les couleurs de 5 cartes; 2 de plus pour 6 cartes, etc.). Il a inventé le canapé, qui consiste, avec un jeu bicolore fort, à annoncer la plus courte (4 cartes) puis la plus longue (5 cartes), avec jump si la longue est moins chère. Il a également mis au point le 2 Trèfles Albarran pour annoncer un jeu fort (23 - 24 points).

carreau

Enchères d'aujourd'hui

- Bridge Contrat ( 1925 - ....)

Tout l'art des enchères est de décrire sa main à son partenaire. Le système d'annonces utilisé par les joueurs est un code qui doit leur permettre d'avoir le plus économiquement possible les renseignements nécessaires pour le choix du contrat final.

Le système le plus utilisé aujourd'hui est la longue, aux nombreuses variantes telles que la majeure cinquième. L'ouverture de 1 coeur ou 1 pique promet au moins 5 cartes dans la majeure annoncée. La couleur de l'ouvreur est la plus longue couleur;  la seconde couleur de l'ouvreur indique la force et la répartition de son jeu.

    - En Hautes Compétitions les systèmes sont répartis en quatre grandes catégories :

1. Les systèmes verts, regroupent tous les systèmes à base d'enchères naturelles. Ce sera probablement votre cas, si vous jouez la majeure cinquième, meilleure mineure ou Carreau par quatre, mais également si vous utilisez des systèmes d'enchères britanniques tels l'ACOL.

2. Les systèmes bleus ,  regroupent tous les systèmes où l'ouverture d'1 Trèfle ou 1 Carreau est toujours forte. On trouve tous les Trèfles italiens : précision, bleu, romain, blue team...

3. Les systèmes rouges , qui regroupent les systèmes :
- soit artificiels, (par exemple la "majeure d'abord")
- soit avec une ouverture ambivalente (forte ou naturelle ou Sans-Atout faible par exemple le « 'Trèfle polonais »" avec son ouverture d'1 Trèfle trivalente),
- soit avec une ouverture naturelle de force variable. (les systèmes où les conditions d'ouverture diffèrent en fonction de la vulnérabilité et/ou de la position du donneur, sauf pour les ouvertures naturelles à Sans-Atout. Par exemple, l'ouverture de 2 en majeure : forte vulnérable et faible non vulnérable.)

4. Les systèmes jaunes , les systèmes HUM (Highly Unusual Method), un peu l'équivalent de notre dénomination S.H.A. (Système Hautement Artificiel).

Grosso modo, un système HUM est un système qui vous autorise à passer avec 12 H (ou plus) ou à ouvrir avec 7 H (ou moins).

Il existe également des enchères artificielles qui n'ont aucun rapport avec la couleur annoncée. Ces conventions, tels le «2 Trèfles...», ou «le Blackwood», permettent de décrire sa main au partenaire.

En début de partie, chaque équipe informe l'équipe adverse du système d'annonces utilisé et "Alerte" les annonces non naturelles au cours du déroulement des enchères.

coeur

Les compétitions

Le succès du bridge moderne est dû, en grande partie, à quelques champions comme l'Américain Ely Culbertson (1891-1955) (avant la Seconde Guerre mondiale) et à un autre Américain, Charles Goren  (1901-1991) , ainsi qu'aux Français Pierre Albarran (1893-1960), Pierre Jaïs (1913-1988) et Michel Lebel, qui ont élaboré, codifié et vulgarisé des systèmes d'enchères pratiqués par la majorité des joueurs du monde entier.

Des compétitions ont été organisées dès la création du bridge. Actuellement, elles se déroulent, du niveau local jusqu'au niveau international, sous l'égide des fédérations nationales. Les compétitions se déroulent principalement selon deux formules: le tournoi par paires et le match par équipes de quatre ou duplicate. Dans le premier cas, réparties en paires N/S. et en paires E/O., chaque paire N/S. rencontre les diverses E/O., et réciproquement; chaque donne est notée et les mains sont placées dans des étuis; les étuis passent ainsi d'une table à l'autre. Il s'agit de faire mieux que les autres paires jouant dans la même ligne, la différence des points étant sans importance. Dans les matches par quatre, qui opposent deux équipes formées de deux paires chacune, on s'efforce d'éliminer le hasard: les mêmes jeux sont joués à toutes les tables. À la table une, l'équipe A est en Nord-Sud, l'équipe B en Est-Ouest. À la table deux, la position des deux équipes est inversée, et l'on joue avec la même donne qu'à la table une.

Le bridge de compétition, pendant la période allant de 1937 à 1940, a été marqué par la supériorité des équipes d'Autriche et de Hongrie, puis jusqu'en 1954, par celles des États-Unis. Ensuite, pendant une période presque ininterrompue d'une vingtaine d'années, c'est le célèbre Blue Team italien qui domina les compétitions internationales. Depuis lors, la hiérarchie est plus mouvante. La France a été championne du monde en 1980 et 1982, mais la Pologne, l'Autriche et la Suède ont contesté sa suprématie. Les Allemands ont gagné les championnats du monde 1990.

Depuis le déclin de la légendaire Squadra Azzurra en 1976, ce sont en fait les Américains qui ont pris la relève. Ainsi, en 1995, à la mort de Giorgio Belladonna (1923-1995), Bob Hamman devenait le second numéro un du classement mondial WBF, nom de la Fédération Mondiale organisant les Mondiaux dont ceux de Lille en 1998 et de Paris/St Denis (Stade de France) en 2001. Cette World Bridge Federation fut créée et présidée par de Nexon Robert (1891-1967),  actuellement c'est José Damiani, un autre français qui est devenu, suite aux évènements du 11 septembre 2001 à New York, le seul bridgeur à avoir été élu une deuxième fois personnalité de l'année par l'IBPA (International Bridge Press Association).

pique

Source : Jacques Ovion - Hachette - 2001  

 

 

inauguration locaux

         Histoire du Venoix Bridge Club

  Venoix, pourquoi Venoix ? pourquoi le club de "Venoix" est-il à la Pierre Heuze ? c'est une histoire que beaucoup ne connaissent pas, mais ce club avait autrefois ses locaux à Venoix, rue Henri Chéron, une salle trop petite et qu'il fallait ranger pour les autres activités.

    Si Venoix n'est plus à Venoix, restent la convivialité, le fair-play et le souci de l'accueil des bridgeurs de tous niveaux et de tous horizons.

 

        perle Le 102 bis, rue Henry Chéron

   Novembre 1973, dans le quartier de Venoix, quelques "mordus" se réunissent, tous les lundis soir, pour bridger chez Jean Pierre et Juliette Berrier (Jean Pierre est médecin généraliste dans ce quartier). On y trouve en général 2 tables de trentenaires parmi lesquels : Raymond Albert (directeur de la station météorologique de Carpiquet, dont l’épouse assure la direction de l’école maternelle de Venoix), Michel Bossard (ingénieur informatique qui sera le premier en France à mettre au point l’édition de feuilles de match par 4 préremplies), Michel Leillard (seul licencié à la FFB et légèrement horsain car habitant rue de Bayeux), Armelle et François Michel (qui deviendra 20 ans plus tard président du comité de bridge de Basse Normandie), Jean Renard (qui disparaitra trop tôt dans un accident) un Patton portant son nom sera organisé par le club durant quelques années.

  Il s’agit là du noyau dur auquel viennent se joindre de temps en temps d’autres personnes. Assez rapidement, ce groupe émet l’idée de créer un club. L’affaire est vite réglée. Le 1er maire-adjoint de l’époque dont une rue porte le nom de Lucien Nelle, très sensible au fait que le projet soit initié par des « Venoissiens » met à disposition 15 tables de bridge et l’utilisation de l’ancienne école de Venoix, 102 bis rue Henry Chéron, tous les lundis soir

Le nom du club tombe sous le sens : VENOIX BRIDGE CLUB. Michel Leillard, le plus expérimenté du noyau dur, en assume la présidence. Sa première tache est de faire fabriquer 32 étuis en bois. Les statuts sont déposés, tout est prêt pour démarrer la saison.

Le premier tournoi, le lundi 30 Septembre 1974, réunit 7 tables. Les vainqueurs en sont Bossard-Nez en N/S et Sarkadi-Prentout en E/O. Parmi les participants de ce 1er tournoi, deux sont toujours membres du club : Monique Vasseur, François Michel.

Le club est affilié à la Fédération Française de Bridge via le comité de Normandie, le comité de Basse Normandie sera créé quelques années plus tard. Le règlement intérieur est élaboré. Le droit de table est de 5 francs par joueur. Les places N/S ou E/O sont tirées au sort. Un classement trimestriel est établi, (selon leur niveau les joueurs sont répartis en 3 catégories) et donne lieu à récompense, déjà du vin et des homards, pas de prix en espèce.

Le club trouve tranquillement son rythme de croisière. Il organise chaque lundi à 20 h 30 son tournoi hebdomadaire sauf en juillet et août ou les joueurs bridgent sur « les plages ». Bien sur les caennais sont majoritaires mais beaucoup de joueurs de Bayeux, Courseulles, Cabourg participent à ce tournoi. Les fumeurs peuvent s’en donner à cœur joie. La participation est en constante augmentation ; de 8 tables au 1er trimestre, elle atteint quasiment 12 tables au 3ème. Le pari est réussi. En un an, le club a gagné ses lettres de noblesse. Ses membres vont s’engager à fond dans le fonctionnement du comité de Basse Normandie opérationnel pour la saison 1977-1978.

Michel Bossard et François Michel ont été appelés par Jacques Mauchien pour manager les compétitions et Michel Leillard remplit les fonctions de trésorier du comité. Fortement impliqué dans la vie du comité, le club participe également de façon significative aux compétitions, sur 42 équipes bas-normandes disputant l’interclubs, le club de Venoix aligne 7 équipes.

En 1984, le club subit un très gros coup dur; son président Michel Leillard et Jean Pierre Berrier décèdent. Courageusement Jean Fernand Pinéda reprend le flambeau et assure la présidence pour la saison 84/85 mais ses obligations professionnelles l’appellent à quitter la région.

Un nouveau président Michel Delaunay prend le relais dans un club "au creux de la vague". Il assurera ce mandat pendant 4 ans et préserve l’essentiel, le maintien d’une ambiance cordiale.

François Michel est nommé Président en 1989. Avec une équipe totalement renouvelée, il se "colle à la tache"; la fréquentation du lundi réaugmente de même que le nombre de licenciés. Cette nouvelle équipe va frapper un grand coup avec l’organisation d’un tournoi régional. Le premier a lieu pour le 20ième anniversaire du club, il réunit 54 tables, record absolu toujours inégalé pour un tournoi régional en Basse Normandie. Pour la 1ère édition, les dirigeants ont innové, un livret de donnes commentées est remis à chaque participant. Le tournoi a pour cadre le palais des congres de Caen. Il se déroulera ensuite dans les salons de l’entreprise Promodès, avec un succès toujours affirmé.

Cet événement va constituer un renouveau du club. Le Tournoi du lundi soir va rapidement "saturer". Les dirigeants seront obligés de refuser du monde et la nécessité de changer de local s’impose rapidement, la tâche est rude.

perle La rue de Secqueville

   

Le nouveau président Jean Pierre Ancellin qui succède à François Michel appelé à la présidence du comité de Basse Normandie, va être la cheville ouvrière du déménagement vers la rue de Secqueville, à la maison de quartier de saint Paul.

 

          

perle.

                 perle La Pierre Heuzé

      Etiennette Choquette, Présidente du  Venoix Bridge Club quitte les locaux de la rue de Secqueville devenus trop exigüs et organise le déménagement vers la Pierre Heuzé, dans les locaux réaménagés de l'école primaire au centre du quartier.

         L'inauguration aura lieu en présence du Maire Adjoint de la ville de Caen, du Président de la Fédération Française de Bridge, du Président du Comité de Basse Normandie et de notre présidente Etiennette Choquette.